Odile Bernard Schröder (1962, Paris) is a photographer and author of films, objects and installations. At the age of sixteen, she learned black and white printing in some of Paris’ most renowned laboratories (Atelier Demi-Tint, Studio 44, PICTO …). She enriches her experience in the field of professional photography as a studio photographer and performs portraits for periodicals such as Challenges, Liberation …
From 1992, she devoted herself exclusively to her personal research started in the 1980’s. The works of this period are part of the tradition of street photography with conceptual and humanistic accents. The second half of the 1990’s gave rise to a long-term documentary cycle devoted to a prostitute in the Strasbourg-Saint-Denis district of Paris (Anne / Anna, 1996-1998). In the following decades, cycles marked by social concerns are more allusive, often using metonymy (La Petite Ceinture, 2000-2001). In the years that follow, the phase of darkroom work occupies a prominent place in the interpretation or the elaboration of images. Works that use alternative photographic processes, or old techniques or finally the only chemistry of photography are born: photogram, cyanotype, glass-cliché, chemigram … Formally close to geometric abstraction or gestural painting. the works of the second half of the 2000s are about themes marked by introspection and mysticism. The artist does not neglect the terrain of figuration and simultaneously produces anthropomorphic artifacts intended to be photographed. The regular use of old photographic papers (Brovira, Orwo …), or borrowing from the aesthetics of the past century that it associates with those of contemporary graphic interfaces, are intended to emphasize the relationship of credulity towards photography that continues in the era of the digital revolution. Thus, in 2017, she makes a commentary on the French presidential campaign and its surge of images through the prism of esotericism.

Odile Bernard Schröder (1962, Paris) est photographe et auteure de films, d’objets et d’installations. A l’âge de seize ans, elle apprend le métier de tireuse noir et blanc au sein de quelques-uns des laboratoires parisiens les plus renommés (Atelier Demi-Teinte, Studio 44, PICTO…). Elle enrichit son expérience dans le champ de la photographie professionnelle en tant que photographe de studio et effectue des portraits pour des périodiques tels que Challenges, Libération…
A partir de 1992, elle se consacre exclusivement à ses recherches personnelles débutées dès les années 1980. Les travaux de cette période s’inscrivent dans la tradition de la photographie de rue aux accents conceptuels et humanistes. La seconde moitié des années 1990 donne lieu à la réalisation d’un cycle documentaire au long cours consacré à une prostituée du quartier de Strasbourg-Saint-Denis à Paris (Anne/Anna, 1996-1998). Durant les décennies suivantes, les cycles marqués par des préoccupations sociales sont plus allusifs faisant souvent appel à la métonymie (La Petite Ceinture, 2000-2001). Au cours des années qui suivent, la phase de travail en chambre noire occupe une place prépondérante dans l’interprétation ou l’élaboration même des images. Des travaux qui font appel aux procédés photographiques alternatifs, ou aux techniques anciennes ou enfin à la seule chimie de la photographie voient alors le jour : photogramme, cyanotype, cliché-verre, chimigramme … Proches formellement de l’abstraction géométrique ou de la peinture gestuelle, les œuvres de la seconde moitié des années 2000 portent sur des thèmes marqués par l’introspection et le mysticisme. L’artiste ne délaisse pas pour autant le terrain de la figuration et fabrique parallèlement des artéfacts anthropomorphes destinés à être photographiés. L’usage régulier qu’elle fait des papiers photographiques anciens (Brovira, Orwo…), ou les emprunts à des esthétiques du siècle passé qu’elle associe à celles des interfaces graphiques contemporaines, visent à souligner la relation de crédulité à l’égard de la photographie qui perdure à l’ère de la révolution numérique. Ainsi en 2017, elle se livre à un commentaire de la campagne présidentielle française et à son déferlement d’images par le prisme de l’ésotérisme.

 

Exhibitions

2018 « Skip the Line » group show, Biennale Warszawa, Warsaw
2017 « Revelation-Revolution » solo exhibition, Pola Magnetyczne, Warsaw
2017 « Festival Aperçu » group show, Lyon
2014 « Mirror Incantatoire » solo exhibition, Marquise Dance Hall, Istanbul
2013 « Prosthetic Measures » video installation, Skopia Gallery, Geneva
2011 « Gloria Hole » group show, Fireplace Project, New York
2010 « Martingale » Galerie Gordon Pym, Paris
2010 group show, Marquise Dance Hall, Istanbul
2004 « Shadow of a Doubt » solo exhibition, Neue Dokumente, Berlin
2002 participation in Biennale d’Art Contemporain, Champigny sur Marne
2001 group show, Galerie Gerald Piltzer, Paris
1995 group show, Galerie No se le Diga a Nadie, Madrid
1993 participation at Rencontres Internationales d’Arles

Publications

2013 Sang Bleu VI
2012 GQ
2011 Novembre
2010 Sang Bleu
2005 freier – Magazine for the Mental State

Other

2014 Video publication about OBS « Cinq26 »
Trailer: https://vimeo.com/ondemand/odilebernardschroder

Collections

2006, Cabinet des Estampes, Bibliothèque Nationale, Paris

 

odilebs@yahoo.fr
martingaleproductions@gmail.com